Acher Mizrahi

Publié le par Le Malouf ou l'Andalousie retrouvée

Acher Simon Mizrahi de son nom complet (né vers 1890, à Yernin Moché à proximité de Jérusalem - décédé en 1967) fut un compositeur et un chanteur juif qui conserve une belle réputation auprès des anciennes générations de tunisiens! Il fut d'abord célèbre pour sa voix, sa belle pratique du oud, ses mélodies inoubliables aux accents proche-orientaux, mais aussi son humour, son affabilité et ses rapports cordiaux avec toutes les communautés qui vivaient côte à côte à Tunis dans un esprit detolérance. De nombreux chercheurs et musicologues, affirment qu' Acher Mizrahi a renforcé en Tunisie, l'influence Andalouse, qui eut un impact sur la musique arabe tunisienne. Son nom est désormais associé a la composition pour les plus grands artistes tunisiens de son époque.

Biographie et évolution musicale

Acher Mizrahi est né dans la vieille ville de Jérusalem en 1890, fils d'Isaac et de Vida née Alhadeff, originaire de Rhodes.

En 1907, il épouse Rahel Alcheikh et ont deux filles Rébecca (1910) et Sarah (1911).

Il émigre à Tunis en 1911-1912 et devient chantre à la synagogue de Slat Gattit, au cœur de la vieille Hara de Tunis où il fonda sa famille. C'est dans la capitale qu'il entame sa carrière artistique de chanteur et compositeur de musique profane.

Joueur de oud, compositeur, chanteur, Acher compose de nombreuses chansons en Ladino - langue espagnole parlée par les Juifs Séfarades en particulier dans le quartier juif de Jérusalem - des romances que l'on fredonne encore de nos jours.

 

Pendant les années 1930, il a déjà écrit plus de 200 chansons dont certaines furent composées avec la collaboration de Mahieddine Bachtarzi qui de nationalité Algérienne pouvait seul déposer les Droits auprès des instances compétentes Françaises...Il enregistre en Europe pour les maisons du phonographe Pathé, Columbia, Gramophone...

 

Sa tumultueuse vie nocturne à la Belle Epoque correspondent à l'essor du cinématographe, des diffusions sur Radio Tunis des airs arabes à la mode, la vitalité du théâtre Français et Arabe et surtout la multiplication des concerts Orientaux où s'illustrèrent de nombreux chanteurs et musiciens parmi lesquels on comptait nombre de juifs... (Comme Simon Benaîs,Cheikh El Afrit, Bichi Slama, Louisa Tounsia, Chouchou Slama ou encore Raoul Journo. On comptait aussi une pléiade d'artistes talentueux comme Hassiba RochdiFethia Khaïri, Khemaïs Ternane et bien entendu Saliha.

 

Il rendit également en 1931, un hommage vibrant à Habiba Msika en composant et interprétant une complainte dédiée à l'artiste qui s'intitule : "Ichoui dammak ya mahlak".

Pendant les années 1940-45, il changea de registre en adaptant ses chansons par des textes hébraïques ou judéo-arabes sur des airs populaires arabes de sa composition ou non.

 

Il émigre le 5 juillet 1967 en Israël et meurt le 29 octobre de cette même année en nous laissant liturgies, chansons populaires et poèmes envoûtants. Ce que l'on sait est qu’Acher Mizrahi a toujours porté la « chechia » rouge héritée de son passé sous occupation ottomane.

 

Mizrahi a également interprété "Habibi Yah Habibi" et "Nagilah Haleluyah".

 

En juillet 1980, son épouse Rahel décède.

Quelques titres parmi tant d'autres

  • Tesfar we tghib
  • Ya hasra kif kont sghira
  • Yechoui dammek
  • Ya nas hmelt
  • Men sabek Bourdgana
  • Habbitek we habbitni

Voir aussi

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