Wahid Triki ou le sens de la vraie pédagogie musicale instrumentale et chantre de la morale et de la tolérance

Publié le par Le Malouf ou l'Andalousie retrouvée

Si Hassan Gargouri à mis du retard pour écrire sur une envergure scientifique et instrumentale comme Wahid Triki, c’est parce que l’homme ne sent pas son existence en paradis que quand il en soit viré ; cela veut dire que tant qu'il voit ce Professeur de « Luth Oriental » quotidiennement, discutent ensemble chaque jour autour d’un ou de deux cafés, "nous nous unissons ensemble chaque semaine dans le box de l’apprentissage de l’instrument au sein de « l’I.S.M.S » (« Institut Supérieur de Musique de Sfax »), avec tout ça et même plus, j’ai encore de la chance que je ne dois jamais rater ; d’être un ami proche et un disciple de ce phénomène musical qui vit encore."
http://a21.idata.over-blog.com/500x666/1/50/59/42/festval/P1090734.jpg
Je l’ai vu et connu pour la première fois à l’âge de huit ans, quand mon père m’a amené pour la première fois au « Conservatoire Régional de Sfax », suite à de sérieuses demandes de ma mère, qui suffoquaient de mes pratiques musicales primitives de l’époque. Il m’a pris de main en main de mon père, moi en pleurant, lui en souriant et père en faisant la même grimace qu’il faisait dans les instants qui nous étaient décisifs dans la vie. Et juste après le salut qu’il a fait à mon père, son instituteur il y avait quelques années déjà, il s’est accroupit pour me dire : « Hassen, tu veux devenir un grand musicien ou pas ? Si tu refuses de venir avec moi, c’est moi qui va pleurer cette fois-ci », j’ai directement souris par instinct. C’était le premier contact.

A partir de ma troisième année, il n’arrêtait pas d’être mon Professeur pour chaque année d’études musicales, jusqu’à ce que j’ai eu mon Diplôme de Musique Orientale, relativement tard, en 1991, suite à plusieurs années blanches.

Cependant, Wahid Triki ne fut justement pas mon instituteur pour cette première année scolaire, mais ce fut un autre Triki : « Tawfik ». Mais, Wahid n’arrêtait pas de contrôler mon niveau tout au long de cette première année de cours de musique chaque mercredi, seule journée d’études musicales de la semaine de cette année 1982/1983, comme c’était le cas de plusieurs autres élèves ; une attitude que, de part mon manque d’expérience j’avais du mal à comprendre.

Et bien ! L’explication est très simple : Wahid Triki, ce virtuose de musicien et d’instrumentiste ne manquait et ne manque jamais de faire du bénévolat pour tout élève qu’il aperçoit du don chez lui ainsi que, obligatoirement, une grande volonté de travailler, ou également une volonté de se rattraper. 

J’espère qu’il arrête, désormais, ce festival de bénévolats et de bons gestes de gens débrouillards et généreux, dont il ne peut s’abstenir, surtout que les mal reconnaissants se sont révélés former la pluralité de ses élèves.

Wahid Triki, virtuose de « Luth Oriental », est disciple de « l’Ecole Traditionnelle Oudiste », celle de « Al Kindy » et des autres disciples de « l’Ecole du Système Scalaire Pythagoricien » et appliquant les techniques instrumentales les plus modernes issues du jeu instrumental de « Chrif Mouheddine Haydar » (Joueur de « Luth Oriental » irakien ayant fondu les techniques du jeu instrumental issues des pratiques des « l’Ecole Classique Orientale » et celles de « l’Ecole Turque »).

De part son ouverture, il est de plus excellent joueur de « Sas Turque », dont du jeu instrumental, il a su employé parfaitement les techniques de « l’Ecole Tambourienne » de « Ibn Sina » et de son disciple « Hasan Ibn Zila » au « Luth Oriental », pour en faire du jeu instrumental un paradis sonore pour l’auditeur et pour nous, ses disciples, qui n’arrêtent pas d’admirer sa personne, son jeu instrumental et sa musique.

Du fait de ma reprise des études musicales, universitaires et en musicologie en plus, au sein de « l’I.S.M.S » (« Institut Supérieur de Musique de Sfax »), après avoir achevé mes études doctorales en droit des affaires, j’avais l’honneur et le plaisir de le rencontrer lors de mes inscriptions, comme se fut au premier jour de mon inscription au Conservatoire Régional de Sfax, mais ce fut 2007/2008 cette fois-ci et il est actuellement mon Professeur de « Luth Oriental », croyez vous qu’il a aussi des connaissances en « Luth Andalou Tunisien » ?

Je suis actuellement entrain de faire des efforts pour convaincre Monsieur Wahid Triki à se porter célèbre et de ne pas manquer d’émerveiller le monde entier par ses spectacles. Je suis peut-être un peu plus ambitieux en espérant faire des spectacles avec lui sur la même scène, espérant ne pas tomber d’assaut de son jeu lors de ces spectacles !
http://df.img.v4.skyrock.net/dfa/scolas/pics/2511303785_small_1.jpg
Deuxième à la gauche entre cheb Wissem et Mario Scolas

Publié dans Le luth andalous

Commenter cet article

Mario Scolas 28/01/2010 02:53


"phénomène musical qui vit encore"....Il est jeune comme tout notre cher Wahid...Ne nous vieilli pas si vite cher Hassen !